En tant que dessinateur de Charlie-Hebdo, Reiser fut souvent amené à illuster des faits d'actualité. Je ne pense pourtant pas qu'on puisse parler d'artiste engagé en raison de l'indifférence et du recul qu'il prenait face aux évènement. Essayez de comparer les couvertures du Charlie des années 70 avec celles du Charlie actuel et vous comprendrez.

L'expression de Pierre Desproges, "artiste dégagé" conviendrait donc mieux. Reiser ne se laissait pas ennivré par les douces promesses de hommes politiques. C'est ce détachement qui donne à ses couvertures de Charlie Hebdo leur force.