Jean-Marc Reiser (pseudonyme de Jean Marc Roussillon) est né le 13 avril 1941 à Rehon, Meurthe et Moselle.  Contraint de gagner sa vie dès l'âge de quinze ans, pour aider sa mère, l'idée de devenir dessinateur humoriste ne le quitte pourtant pas.

Il frappe aux portes d'Ici-Paris qui refuse systématiquement ses dessins. Pour survivre, il accepte de prendre une place de grouillot.

" Je voulais un bureau, parce que je pensais toujours au dessin, je me disais que dans un bureau, je pourrais toujours dessiner dans un coin...Le type me dit : "Il y a une place de grouillot, vous allez vous présenter." J'y suis allé, je ne savais même pas ce que ça voulait dire, grouillot, je n'avait pas tellement confiance, ça évoquait des grouillements, quelque chose de mou, d'humide... et puis, c'était une sorte de coursier."

Il reste un an à cette place, puis est engagé chez Nicolas, le célèbre marchand de vin, toujours en tant que coursier. Ses premiers dessins vont être publiés dans La gazette de Nectar, le journal interne de la société Nicolas.

En voici quelques extraits:

 


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A cette époque, comme vous pouvez le constater, ses dessins ne sont pas encore signés Reiser. Ils restent de plus assez impersonnels.

Parallèlement, il continue de tenter sa chance auprès de divers journaux (dont France -Dimanche). En 1958, il découvre un journal diffusé et conçu par des vendeurs à la criée : Cordée. Ce journal rassemble pêle-mêle dessins, textes, poêmes. Les auteurs Fred, Sépia, Pelotsch, etc sont inconnus. (beaucoup ne le resteront pas).

Ses créateurs se nomment Georges Bernier (alias professeur Choron) et François Cavanna.

Reiser décide de rendre visite à la rédaction de ce journal, afin de leur proposer ses dessins.

 

"Et j'ai vu Cavanna. J'avais dix-sept ans. Et ça a été la rencontre de ma vie."

Cavanna n'est pas trop enthousiasmé par les essais du jeune Reiser. Il accepte pourtant de publier un dessin sans paroles dans Cordée.

Ce journal sera vendu jusqu'en 1959. Animé par une ambition sans borne, l'équipe Bernier-Cavanna souhaite créer une véritable revue satirique : Hara-Kiri