Au fil des ans, l'agressivité et la grossièreté d'Hara-Kiri croîent. Les bien pensants s'en trouvent offusqués. Le gouvernement décida donc de l'interdire en 1966. Néanmoins, six mois plus tard, le journal sera relancé

Reiser, suivant Gébé, est engagé par Pilote. Cette collaboration durera jusqu'en mars 1972 (n°643) (il travaillera de front dans les deux jourbnaux durant cette période). Cabu procèdera de même.

Il ne jouit pas dans cette nouvelle équipe de la même liberté qu'auparavant. Pilote ne vise pas le même public. Au départ, seuls ses scénarios sont acceptés. Pas question de publier les dessins d'un individu en désaccord avec les autorités.

Cette situation s'améliorera au fil des ans, et Reiser comme Gébé, verra enfin ses planches publiées. La collaboration à ce journal tend à le populariser. Néanmoins, il est évident qu'il s'autocensure.

Cette collaboration va néanmoins prendre fin pour plusieurs raisons. Tout d'abord, à partir de 1970, la rédaction de Pilote décide de faire machine arrière et de restreindre la liberté d'expression qu'elle avait accordée à ses dessinateurs. D'autre part, Cavanna ne tolère plus que ses recrues travaillent dans des journaux dont les desseins ne coinçident pas avec ceux de Charlie-Hebdo et Hara-Kiri. Il exige l'exclusivité.

En mars 1972, Reiser quitte donc Pilote. Si vous voulez découvrir la dernière planche qu'il publia dans ce journal :